Le Mouvement des Coquelicots est un collectif écologique d’action citoyenne, indépendant de toute force politique, porteur d’alerte et de morale, dédié à propager la réalité et l’information scientifique, autour des dangers et des menaces générées par l’usage, des pesticides de synthèse.
Notre finalité est l’abolition des pratiques industrielles, non
conformes à la préservation de la santé publique et de la biodiversité.
« Des Coquelicots pour la Vie » – Collectif de Milly et ses environs, est l’un des groupes permettant à chaque citoyen de venir participer utilement au mouvement de résistance engagé contre la collaboration aveugle des pouvoirs publiques, et le lobbying mortifère des multinationales de l’agroalimentaire.
A celles et ceux qui imaginent que notre action ne peut être qu’une force dérisoire ou une voix dans le désert, nous répondrons qu’il faut choisir son camp, avant que trop tard, ou de compter égoïstement sur « les autres ». Il n’est pas possible d’être fier et compréhensif de l’enseignement moral de nos livres d’histoire et de demeurer passif, face à la destruction massive du vivant (et pire d’y participer).
Ne soyez pas les complices de cette honte ! Rejoignez-nous.
Souvenons-nous du DDT et soyons assurés que le discours des industriels est toujours le même. Cette substance qui était prétendue bienfaitrice et inoffensive est aujourd’hui reconnue favoriser des cancers du foie et du sein. Des millions de personnes ont été noyées dans des nuages de DDT et de mensonges des industries. Le produit « miracle » épandu en quantités astronomiques perdra progressivement son efficacité tout en contaminant durablement l’environnement, avant d’être déclaré ennemi public numéro un.
Souvenons-nous de tous ces produits « bienfaiteurs », scientifiquement démontrés et dont on pourrait rire des années après, si ils n’étaient pas la réalité d’un constat tragique, pourtant perpétué sous de nouvelles apparences toujours prétendues « sans danger ».
Quelques données pour ne plus être innocent et comprendre ou nous allons…
La hausse nationale du nombre de doses unités de pesticides utilisées a été de plus de 12% entre 2009 et 2016, et s’est accrue de plus de 24% entre 2017 et 2018 !
Dans votre assiette (et selon la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).
6% des fruits et légumes vendus en France, dépassent la norme autorisée des pesticides !
2% de la production française, contient des molécules interdites en France !
60 à 80 % des produits de consommation, contiennent en moyenne 3 pesticides !
Sur le bouillon de 53 000 substances chimiques qui nous entoure quotidiennement, seules 1000 ont été étudiées pour leur toxicité et sans pouvoir tenir compte de leur addition par effet cocktail… Nous sommes confronté à l’invisible d’un lent et inexorable désastre sanitaire planétaire dont les états et les sociétés multinationales, vendus dans la course aux rapports financiers immédiats, se moquent, au détriment de la santé en devenir des populations et de l’ensemble du vivant…
Les études montrent une imprégnation générale de la population, y compris du fœtus (données InVS 2013, complétées par celles des cohortes Pélagie et Elfe), par les pesticides. On le sait, les principales sources d’exposition sont l’alimentation et la boisson (Inserm 2013, expertise collective « pesticides et santé »). En France, la moitié des aliments non bio contient des résidus de pesticides, trois en moyenne (rapports sur la contamination des aliments par les pesticides : DGCCRF, France, 2016 et EFSA, Union européenne, 2018), dont 60 % sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Les premières victimes sont bien sûr les professionnels agricoles et leurs enfants, pour qui l’exposition et donc les conséquences sont majorées (expertise collective « Pesticides : effets sur la santé », Inserm, 2013 ; « Cancer incidence in the AGRICAN cohort study (2005-2011) », Clémentine Lemarchand et al., Cancer Epidemiology, n° 49, 2017, p. 175-185).
La France, continue à fabriquer sur son sol des pesticides interdits, qu’elle exporte vers l’Afrique ou l’Asie…
Les pesticides se dégradent au contact de l’eau, du sol, des plantes, du soleil, etc ; et forment des produits chimiques différents, qu’on appelle les métabolites. Il doit être retenu la moyenne, de cinq ou six métabolites par pesticide. Ces produits dont nul ne parle, sont souvent aussi toxiques, voire davantage, que les pesticides d’où ils proviennent.
Si la présence des pesticides, notamment dans l’eau du robinet est peu ou mal recherchée les métabolites passent eux à l’as. Parce qu’on connaît leur omniprésence, on préfère ne pas y regarder de plus près… Sachez-le : la situation est grave.
Au total des 96 302 échantillons alimentaires analysés en 2019 par le programme EUCP de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)
45 %contenaient un ou plusieurs résidus dans des concentrations inférieures ou égales aux limites autorisées…
2 % contenaient des résidus dans des concentrations dépassant les limites maximales autorisées, dont 1 % ont donné lieu à des actions en justice.
Les dépassements ont augmenté pour les fraises (passant de 1,8 % à 3,3 %), les choux pommés (de 1,1 % à 1,9 %), les raisins de cuve (de 0,4 % à 0,9 %) et la graisse de porc (de 0,1 % à 0,3 %)
Après le temps « béni » du glyphosate, voici venu celui des SDHI, celui du mystère qui entoure sa création, et du silence qui enveloppe sa distribution… Emission (ci-desus) diffusée le 18 novembre 2019 sur France Inter, avec Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste de l’écologie et essayiste et Paule Bénit, ingénieure de recherches en biologie cellulaire et biochimie à l’Inserm, co-découvreuse de la SDHI.
Deux études récentes intiment de poursuivre nos efforts sans relâche. La première décrit l’impensable : le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres en Europe est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. En clair, leur biomasse a chuté de 67% en 10 ans. « Ses résultats sont à vous glacer le sang », écrit Le Monde. Et les scientifiques n’ont aucun doute sur les causes de cet effondrement biblique, désignant « le recours systématique et prophylactique à la chimie de synthèse ». La seconde démontre de façon fracassante que nos autorités ne nous protègent pas. Sous la plume du CNRS, cela donne: «Les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines».
L’Union des industries de la protection des plantes UIPP est un syndicat – mot facétieux – qui regroupe la quasi-totalité de l’agrochimie mondiale présente en France : Bayer-Monsanto, BASF, Syngenta… Très embarrassée par l’argumentations scientifique sur les dangers des SDHI, parue en octobre 2019, l’UIPP a commandité ses équipes, à commencer par ses innombrables communicants et trolls des réseaux sociaux. Dans un texte anonyme, qu’aucun scientifique tenant à sa réputation morale n’aurait pu signer, ils essaient de prouver qu’ils ont malgré tout raison. C’est ici et c’est magnifique… Paule Bénit, Jorge Gallego et Pierre Rustin ont, quant à eux, pris le temps de répondre sans se cacher. Vous pouvez cliquer ci-après pour vous procurer leur document et argumentaire.
La réglementation de conformité de l’eau potable du robinet est déterminée pour 50 contaminants et paramètres physico-chimiques. Même si ces données sont celles de l’arbre qui cache la forêt (des SDHI et de milliers de substances non recherchées), vérifiez la qualité officielle de votre eau potable, via l’outil du lien ci-dessous. En France, on mesure que 450 000 consommateurs boivent une eau dépassant les normes maximales en pesticides et 148 000 une eau contaminée par les nitrates. Ajoutons que la présence de perturbateurs endocriniens est notable dans environ 28 % des analyses, considérées conformes à la réglementation ! Pour le secteur environnemental de Milly-la-Forêt progression continuelle des situations alarmantes est affichée critique, pour un nombre croissant de communes. Peu à peu, l’étau des pesticides et les rejets de l’agriculture industrielle, démontrent au grand jour les mensonges commis par l’agro-industrie et à la réalité du message des lanceurs d’alerte dont nous sommes. Le coût de la dépollution agricole représente entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, intégralement financé par les consommateurs via nos factures d’eau… Et il ne suffit plus.
Ces données sont accessibles par extractions de fichiers CSV via le lien ci-dessous. Elles sont issues des déclarations des distributeurs agréés de produits phytosanitaires, telles que stockées dans la base nationale. Elles peuvent donc être entachées de biais. Elles sont agrégées au code postal de l’acheteur. Le volume indiqué est le volume acheté dans une zone postale. La date et le lieu réels de son usage ne sont pas connus.
L’ensemble des associations de de défense du BIO et des consommateurs, dénoncent une « illusion de transition écologique », qualifiant le label Haute Valeur Environnementale (HVE) de « greenwashing massif ». Ce label promu par les producteurs de pesticides (voir preuve ci-dessous), est destiné à se faire passer pour du BIO et de plus phagocyter les aides qui pourraient aller vers les mesures agroécologiques autrement souhaitables. La loi de finances 2021 consacre à la HVE un budget global de 76 millions d’euros sous forme de crédit d’impôt aux exploitations (à hauteur de 2 500 € par an). Sans honte, de leur tromperie, les produits HVE sont autorisés à contenir des pesticides pour vous les déverser, sans vous le dire, dans vos assiettes !!!
Entre 40 et 90 pesticides sont présents dans l’air que nous respirons. L’air est chargé de particules fines et de gaz toxiques. Mais il est aussi pollué par des pesticides. La base de données Phytatmo, compile les mesures en pesticides dans l’air ambiant des AASQA sur la période 2002-2017 avec 321 substances actives recherchées et 6837 prélèvements effectuées sur 176 sites. Dans les pesticides les plus fréquents, il y a quatre herbicides et deux insecticides, dont un déjà interdit, et trois fongicides. Comment un produit comme le lindane peut-il se retrouver dans l’air aujourd’hui alors qu’il est interdit en agriculture depuis 1998 et comme anti-poux depuis 2006 ? Ceci démontre qu’ils sont toujours dans le sol et l’air, parce que persistants…
En 2015, une série d’études réalisées par une vingtaine de chercheurs américainset européens a révélé que le coût économique des perturbateurs endocriniens en Europe est estimé à plus de 157 milliards d’euros, soit 1,2 % du PIB européen ! A titre de comparaison, la France dépense 11% de son PIB pour les dépenses de santé. Cette publication parue dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism chiffre la part des maladies chroniques attribuable aux perturbateurs endocriniens (PE). Les scientifiques à l’origine de cette étude ne cachent pas la marge d’erreur inhérente à leurs calculs précisant que ceux-ci sont probablement sous-estimés compte-tenue de la difficulté à évaluer les multiples impacts des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine. Ils n’ont d’ailleurs pas pris en considération le coût des cancers hormono-dépendants (sein et prostate) dont on sait pourtant qu’ils sont les premières causes de cancers, chaque sexe étant considéré séparément.
Le droit pénal ne prête pas assez d’attention aux délits de la « macro-délinquance des corporations ». La finance mondiale est à l’origine de « graves délits non seulement contre la propriété mais aussi contre les personnes et l’environnement ». Il s’agit d’une « criminalité organisée », « responsable du surendettement des États et du saccage des ressources naturelles de notre planète ». Ce sont des « délits qui ont la gravité de crimes contre l’humanité quand ils conduisent à la faim, à la misère, à la migration forcée, et à la mort en raison de maladies évitables, au désastre écologique et à l’ethnocide des peuples » « L’écocide, signifie la perte, la dégradation ou la destruction d’écosystèmes sur un territoire donné, de sorte que la jouissance de celui-ci par les habitants a été ou peut être considérée comme gravement affectée. Il s’agit là d’une cinquième catégorie de crimes contre la paix, qui devrait être reconnue comme telle par la communauté internationale. » – Pape François le 15 novembre 2019.
SELON LE GIEC
Sur les 8 millions d’espèces estimées sur la planète, animales et végétales, un million d’espèces sont menacées d’extinction dans les prochaines décennies. C’est la conclusion du rapport de 1.800 pages publié en 2019, par 145 scientifiques après trois ans de travail, à l’occasion de la 7e plénière du IPBES et surnommée le « Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] de la biodiversité ». L’homme est clairement désigné comme responsable de la dégradation de la situation : utilisation intensive des terres pour l’agriculture et exploitation des ressources (déforestation), chasse, pêche, changement climatique, pollutions et proliférations d’espèces domestiquées invasives, tel les chats.
Durant l’hiver 2018, 400.000 ruches françaises sont mortes, une hécatombe 3 à 4 fois supérieure aux chiffres classiques selon la Fédération française des apiculteurs professionnels. Les causes : dérèglement climatique mais aussi traitements phytosanitaires, comme les néonicotinoïdes, interdits en France depuis le 1er septembre 2018. Parmi les pollinisateurs, on compte aussi les bourdons, les papillons ou encore les chauves-souris. Sur les 34 espèces de chauves-souris répertoriées en France, seules 17 survivent encore. En dix ans, un tiers de leur population a disparu. Pourquoi c’est inquiétant : cet animal volant est essentiel aux cultures agricoles. Il se nourrit d’insectes et évite leur prolifération. La disparition des insectes a une autre conséquence : leurs prédateurs disparaissent. Par exemple, un tiers des oiseaux a disparu en moins depuis 15 ans. En France, par exemple, la bécassine des marais compte moins de 50 individus observés. La grue cendrée et le goéland cendré sont également en danger. Les populations de moineaux friquets, un des moineaux le plus répandu en Europe et en Asie, diminuent. La plupart de ces animaux sont des « espèces parapluie » : elles en protègent d’autres, comme les papillons, les plantes. L’effet domino de la disparition d’une espèce, entraine celle d’une autre…
Dessin de Reiser en 1981…
Peut-on encore croire les menteurs ?
L’agriculture du début du 20ème siècle, pour une 1 calorie dépensée était capable d’en produire de 5 à 12. L’agriculture industrielle d’aujourd’hui, pour 1 calorie consommée n’en restitue que 0,7… AUCUNE CIVILISATION N’A PU SURVIVRE DANS UN MODE DE FONCTIONNEMENT DEFICITAIRE. Ce film de propagande de l’industrie pétrolière, réalisé en 1957, décrit comment le mécanisme de cette illusion confiante d’une forme de progrès exclusivement industrielle (heureuse mais tragique) vers un infini qui n’existe pas, a pu être introduite jusqu’à perdurer dans l’aveuglement des pensées.
LA DEMONSTRATION DU POSSIBLE EXISTE !
NON CONTRAINTE PAR LA POLITIQUE DE L’UE LA SUISSE S’ORGANISE
Notre collectif s’est fondé autour de l’appel national : « Nous voulons des coquelicots » lancé à la fin de l’été 2018. A partir d’une quinzaine de bénévoles, parmi lesquels une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG et deux journalistes le mouvement s’est multiplié dans la France entière, jusqu’à la couvrir de rassemblements . « Des Coquelicots pour la Vie » – Collectif de Milly et ses environs est la continuité de « Nous voulons des Coquelicots » qui a existé de sept 2018 à sept 2020. Nos rassemblements mensuels sont fixéschaque premier samedi du mois à 11h afin de permettre au plus grand nombre de se regrouper, avec nous, devant un symbole fort de la république (mairies, représentations départementales, préfectorales… etc…).
Conformément au plan directeur, l’acte premier, s’est conclus le 15 janvier 2020, par la remise des pétitions au ministère de la transition écologique et la signature de la ministre.
Les groupements Coquelicots de la France entière, se sont réunis le samedi 15 février 2020 dans les locaux de la Mairie de Paris, à l’initiative des créateurs du mouvement. Mieux que des photos et des textes, une très belle série de dessins d’Elyse Parcot, mémorise l’ambiance et la détermination, sans relâche, de tous les acteurs : publics, scientifiques, politiques et journalistes, qui soutiennent la finalité de l’abolition, vitale, du poison des pesticides de synthèse.
Les Coquelicots de Milly-la-Forêt et ses environs ont été au nombre des bénévoles parisiens qui ont eu plaisir et honneur d’assurer l’accueil, le vestiaire, etc…
RISS (Ici avec Pierre Ménager), Directeur de CHARLIE HEBDO soutient le mouvement depuis son origine. Blessé dans l’attentat du 7 janvier 2015, sa gentillesse et l’infinie tristesse qui se dégage par moment de son visage auront touché.
Tandis que le gouvernement expose nous sauver d’un virus, il ré-autorise le recours aux néonicotinoïdes sous prétexte de sauver la betterave et agit pour sévir contre toute contestation du modèle agrochimique dominant.
En gestion de pleine crise sanitaire un gouvernement qui s’emploie à réintroduire le recours aux néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles, est-il humainement compréhensible et plausible ? Nous sommes devant la manifestation politique extrême de la dérive d’une industrie agrochimique qui a substitué la fertilité de la bourse, devant celle des sols, et pris le contrôle fou des pouvoirs. Cette agriculture pollueuse planétaire des sols, de l’eau, de la biodiversité et du climat – rivalise et participe à la consommation croissante des combustibles fossiles, contribuant sans équivoque dans la marche aveugle vers une planète inhospitalière.
Pire, on est en train d’agir pour criminaliser la critique sociale du système agricole dominant derrière la notion floue du « dénigrement », rendue passible de lourdes peines…
A la perspective d’une loi dans la même logique aux dérives totalitaires que loi Sécurité globale, la « Mission d’information sur les moyens de juguler les entraves et obstructions opposées à l’exercice de certaines activités légales », est en cours de renforcer l’arsenal pénal contre les militants anti-pesticides… Alors que déjà la cellule Déméter, mise en place depuis décembre 2019, via un partenariat entre la FNSEA et la gendarmerie, cible l’opposition du modèle agrochimique, le nouveau coup de grâce demande à punir d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende toute « diffamation » publique (réseaux sociaux compris), commise à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur activité professionnelle ou de loisir, et donc l’agriculture (ou la chasse).
L’Etat et les lobbies agro-industriels, aéronautiques, chimiques… ont profité de la crise COVID, pour supprimer les quelques lois environnementales protectrices : en outre les distances minimales de sécurité pour les traitements agro chimiques à proximité des lieux où vivent les populations, autoriser à nouveau le déversement de pesticides par hélicoptère, sans oublier de bâillonner (loi AVÍA) les lanceurs d’alerte, qui dénoncent sur les réseaux sociaux les pratiques douteuses de l’agro-alimentation industrielle.
Avant cela, les maîtres du jeu avaient caché jusqu’au dernier moment (cliquer ici) le bilan de la consultation, qui avait recueillie 53.674 contributions : record national !
Cela ne pouvait pas durer, il fallait rendre compte. Le ministère s’est résolu à le faire (cliquer ici) en prenant des précautions qui font rire jaune. Mais avant cela, lisons ensemble le document. Il commence par un gros mensonge (en gras dans le texte), misant sur le fait que beaucoup n’iront pas plus loin: «De façon générale, l’ensemble des contributions illustre l’existence au sein de la population de positions très contrastées sur la question de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de la mise en place de zones de non-traitement aux abords des habitations».
On tente, dans cette même introduction, d’opposer ceux –«nombreux sont les participants»– qui refusent les pesticides, et ceux –«une partie importante des contributeurs» – qui les défendent. Évidemment, il s’agit d’un procédé qui vise à masquer l’évidence: la société demande la fin du système et seule une petite minorité le défend encore.
On n’est pas obligés d’approuver, mais en réalité, au détour des phrases, c’est le texte officiel lui-même qui (ne pouvant faire autrement) rétablit la vérité. Notons écrit, dans le désordre des pages intérieures «Une majorité de contributeurs se prononçant pour une augmentation des distances réglementaires», «Pour un grand nombre de contributeurs, la question excède la seule considération de la distance», «Les répondants s’inquiètent également des risques liés aux “perturbateurs endocriniens”, aux produits “mutagènes et reprotoxiques”, aux “nano-particules” et aux problèmes génétiques. Certains se préoccupent des risques encore “peu étudiés” liés à un “effet cocktail” des différents produits», «Le terme “poison” revient très souvent dans les contributions», «Les riverains, dont certains témoignent en tant qu’agriculteurs ou issus de famille d’agriculteurs, s’inquiètent pour leur santé: une très large majorité demande des distances réglementaires supérieures voire très supérieures (plus de 150 mètres) à celles proposées, notamment en raison de la crainte liée à la volatilité des produits», «À noter que beaucoup de témoignages sont issus de riverains de vignes et de cultures hautes telles que les noyers ou pommiers», «Pour de très nombreux contributeurs, la dangerosité et la toxicité des produits phytosanitaires n’est plus à démontrer», «Pour toutes ces raisons, un grand nombre de participants souhaitent l’interdiction pure et simple de l’ensemble des traitements chimiques employés dans l’agriculture».
Mais ce n’est pas tout. Rusé, pour ne pas dire retors, le texte officiel emploie des formules comme «De nombreux contributeurs se prononçant contre l’arrêté considèrent qu’un durcissement de la réglementation est un non-sens». Le lecteur pressé lira «de nombreux contributeurs», mais celui qui prend son temps comprendra que l’on ne parle que de ceux qui refusent la moindre distance d’épandage. Si 10 personnes sont contre toute distance et que 7 parlent de non-sens, alors en effet, «De nombreux contributeurs se prononçant contre l’arrêté considèrent qu’un durcissement de la réglementation est un non-sens». Rebelote avec la saisissante formule: «La très grande majorité des agriculteurs se prononçant contre l’arrêté partage ce sentiment de dénigrement systématique de leur activité».
Vous lirez à la suite de cet article un extrait extraordinaire du texte officiel, qui fait chaud au cœur. Monte en France le sentiment qu’il faut repenser l’agriculture dans sa totalité. Contrairement à ce que prétendent les lobbies, la FNSEA et l’industrie agrochimique, nous ne sommes évidemment pas contre les paysans. Nous condamnons une pratique criminelle, et pour le reste, oui, clamons-le, nous avons un immense besoin de paysans. Nous en voulons des millions, pratiquant une agriculture sans pesticides, économe en eau, respectueuse de la biodiversité, seule susceptible de nous aider à faire, et vivre avec elle, face au dérèglement climatique.
Dernier commentaire sur le texte: il ment épouvantablement par omission. Car il ne cite opportunément aucun chiffre. Il eût été d’une simplicité biblique de réaliser des courbes, d’indiquer des pourcentages, de truffer le document de camemberts permettant de comparer le nombre des adversaires des pesticides et les autres. Mais alors, le château de cartes se serait écroulé, et la supercherie aurait été dévoilée. Dites, amis tripatouilleurs, ça vous embêterait de publier des chiffres ?
.————————————
Un extrait très réjouissant
Les contributeurs attendant la suppression des pesticides ou la mise en place de politiques ambitieuses pour réduire leur utilisation soutiennent en grande majorité la transition de l’agriculture traditionnelle vers une agriculture durable, intégrant les pratiques dites raisonnées et bio (biocontrôle, permaculture, agroécologie, agroforesterie, bio maraîchage, biodynamique, etc.) et la valorisation des pratiques liées (semis sous couvert direct, utilisations de produits naturels, pratiques sylvo-pastorales etc.)
Ces nouveaux modes d’agriculture sont considérés par les contributeurs qui y sont favorables comme une garantie de pratiques « responsables et respectueuses ». En parallèle, il est également rappelé par les contributeurs favorables à la mutation de l’agriculture qu’il existe une « forte demande » des consommateurs qui traduit une mutation profonde de la société qui devrait inciter les agriculteurs au passage à une agriculture bio sans risque financier majeur « tout en maintenant une compétitivité ». Cette « révolution profonde et urgente » doit répondre à grande échelle au défi de protection des populations et de la biodiversité : « tout en luttant contre le problème sanitaire des pesticides, on lutte contre l’appauvrissement des sols ».
Elle passe selon les contributeurs par plusieurs leviers : •La question de l’appui, principalement financier et technique, à ce mode d’agriculture apparaît comme un préalable majeur pour une grande majorité de contributeurs. La volonté politique, aussi bien au niveau national qu’européen via la Politique Agricole Commune (PAC), est perçue comme un levier clé pour un changement de paradigme et un encouragement vers de nouvelles conversions.
Il est ainsi souhaité un meilleur système d’aides à l’investissement et à la conversion en agriculture biologique, considérée comme « une pratique d’avenir ». Un appui humain est également attendu à travers des réseaux locaux « de conseillers agricoles capables d’épauler et de guider les agriculteurs » sur le modèle des Groupes d’Étude et de Développement Agricole (GEDA) mis en place par certaines Chambres d’Agriculture. •Le financement de ces politiques pourrait passer par une taxation sur les produits phytosanitaires ou les productions dites conventionnelles, par « un plan national de crowdfunding » ou par la mise en place de « contrats à impact social qui tiendraient compte des futures économies de santé améliorée, de pollutions évitées, etc. ».
En parallèle, des facilitations fiscales, comme« une suppression de la TVA » sur les productions biologiques pourraient également être un soutien majeur à la transition de l’agriculture. L’appui à la recherche de la part des pouvoirs publics, « avec l’appui de l’ingénierie agronome », est également évoqué par plusieurs contributeurs comme un levier clé d’un déploiement généralisé de l’agriculture durable (variétés, techniques, pratiques, etc.). Une collecte et un partage des expériences et bonnes pratiques apparaissent également pertinents pour soutenir massivement la transition agricole.
La question de la formation, notamment des jeunes agriculteurs dès le lycée agricole, apparaît également comme un sujet central pour de nombreux contributeurs. Les formations aujourd’hui dispensées sont ainsi considérées comme « trop tournées sur des modes de production intensifsdes années 70 et 80 ». Ces nouvelles formations pourraient permettre à l’avenir d’accorder aux agriculteurs maîtrisant les pratiques de l’agriculture durable des « permis de cultiver ». Il est par ailleurs rappelé que l’adaptation des formations doit aussi concerner les ouvriers agricoles qui sont souvent les principaux utilisateurs des produits phytosanitaires.
La mise en place des zones de non-traitement (ZNT) sont perçues par de nombreux contributeurs comme de potentiels lieux pour des « expérimentations de nouvelles pratiques », pas nécessairement bio, mais proposant d’ores et déjà de nouvelles pratiques plus respectueuses des enjeux sanitaires et environnementaux. Il est ainsi souhaité que ces espaces, qui pourraient bénéficier d’« aides spécifiques », puissent faire l’objet de modes de gestion et d’exploitation innovants (implications d’agriculteurs bio, de riverains ou d’associations de défense de l’environnement, etc.) et bénéficier d’un label spécifique pour leur fonction de « territoire de transition ».
Des mesures de protection spécifiques pour les parcelles conventionnelles qui jouxtent souvent les parcelles biologiques sont également souhaitées, ces dernières ayant « le droit de ne pas subir de traitements non consentis ». L’instauration de distances minimales d’épandage de produits phytosanitaires « à proximité des productions certifiés agriculture biologique » apparaît ainsi nécessaire sur des distances à minima équivalentes à celles prévues par le projet d’arrêté vis-à-vis des lieux d’habitation.
Le gouvernement a organisé depuis le lundi 9 septembre 2019 une consultation publique sur les conditions d’épandage des pesticides, à laquelle chacun était invité à donner son avis. Cette consultation publique était une farce, car le résultat en était d’ores et déjà annoncé: « à partir de 2020, il faudra respecter une distance de 5 à 10 mètres entre les traitements chimiques et les habitations… »
Ni 5 mètres, ni 10 mètres
Une telle décision était déjà une insulte à la science et à notre santé, car les pesticides ne respectent pas les décrets. Ils voyagent sur des kilomètres, rejoignent les cours d’eau, montent dans l’air et les nuages, atteignent facilement le cœur des villes et jusqu’aux foetus. Ils saturent l’air et polluent les pluies. Le lobby des pesticides vient de montrer une nouvelle fois sa puissance. La seule solution scientifiquement fondée, comme le réclame le mouvement des Coquelicots depuis un an: la fin de tous les pesticides de synthèse.
Le gouvernement regarde ailleurs
Des maladies en pagaille. Une nature qui disparait silencieusement. Un monde
agricole au désespoir. Une autonomie alimentaire qui n’est plus qu’un rêve… Si près
de neuf Français sur dix sont pour la fin des pesticides en cinq ans, c’est
qu’ils ont compris que ces poisons sont une impasse mortelle. Pour tous. Mais
il n’y a pire sourd que celui qui a intérêt à ne pas entendre et l’incroyable
scandale des pesticides montre le gouffre qui s’agrandit chaque jour entre
dirigeants et dirigés. La démocratie, ce n’est pas cela. Un élu de la
République n’est pas au service des intérêts privés. Il doit d’abord et avant
tout protéger la population dont il a la charge. Et il ne le fait pas. C’est
très grave.
A quoi joue l’ANSES ? Pour préparer son décret-scélérat, le gouvernement et son ministère de l’Agriculture s’était fondé sur des recommandations de l’ANSES, notre agence publique sanitaire. Entre 5 et 10 mètres, donc. Mais nous n’avons plus aucune confiance en elle. L’affaire des SDHI – une nouvelle classe de fongicides toxiques pour la santé – montre qu’elle a partie liée avec l’industrie des pesticides (1). Car malgré des alertes lancées par des scientifiques indépendants, elle laisse ce redoutable poison être épandu dans toute la France. Cette agence, celle-là même qui donne les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ces poisons peut-elle sérieusement nous protéger contre ses propres décisions ? Cela ne peut plus durer. Cette consultation publique est une honte pour notre République.
Plus que jamais, l’Appel des coquelicots, qui exige la fin de tous les
pesticides de synthèse, est la seule issue!
(1) Un livre paru le 12 septembre 2019 raconte cette affaire: «Le crime est presque parfait, l’enquête-choc sur les pesticides et les SDHI» (LLL), par Fabrice Nicolino, fondateur de Nous voulons des coquelicots.
LES VERS DE TERRE PROPAGATEURS ET CONCENTRATEURS DE PESTICIDES !
Une étude française met en évidence la capacité des pesticides à se diffuser largement dans l’environnement, hors des parcelles traitées. Et, surtout, à s’y accumuler à des concentrations inattendues et alarmantes, en combinaison avec d’autres pesticides couramment utilisés.
Publiés en ligne fin septembre 2020, ces travaux, publiés dans la revue Agriculture, Ecosystems & Environment, n’ont jusqu’à présent reçu aucun écho malgré la tenue, en France, du débat parlementaire sur la ré-autorisation partielle des néonicotinoïdes.
Les résultats sont pourtant frappants. Les auteurs ont analysé 180 échantillons de sols dans la région de Chizé (Deux-Sèvres), sur les 450 km2 de la zone atelier Plaine et Val de Sèvre du CNRS, une grande plaine céréalière utilisée pour l’étude des interactions entre les activités agricoles et l’environnement. Ils y ont recherché la présence de trente et un pesticides (insecticides, fongicides ou herbicides), dont vingt-neuf sont actuellement autorisés en agriculture.
Conclusion : la totalité des prélèvements analysés contiennent au moins une des substances recherchées, et 90 % contiennent un mélange d’au moins un insecticide, un fongicide et un herbicide. Si un tel constat est inédit, c’est que les auteurs ne se sont pas arrêtés aux surfaces cultivées. Ils ont prélevé leurs échantillons sur des parcelles agricoles conduites en agriculture conventionnelle, en agriculture biologique, mais aussi sur des prairies et des haies n’ayant jamais reçu de traitements. « Dans 40 % des cas, on retrouve plus de dix pesticides différents », explique l’écologue Vincent Bretagnolle (CNRS) et coauteur de ces travaux.
La lecture possède de nombreux avantages et bienfaits. La lecture permet d’apprendre de nouvelles choses et de se former utilement et librement ; le plus hors d’atteinte des manipulations médiatiques. La lecture contribue au développement personnel ainsi qu’a l’indépendance de l’esprit.
COMMENT REALISER LA TRANSITION ECOLOGIQUE
L’air du temps est à l’écologie et on peut s’en féliciter. Mais si tout le monde parle de communion avec la nature, de changements majeurs dans nos modes de production et de consommation, personne ne donne une définition précise de ces termes et le flou s’empare du débat public. La transition écologique devient le prétexte à une écologie verbeuse, quand elle n’est pas punitive pour les plus faibles qui se retrouvent taxés indûment et qui finissent par se révolter comme nous l’ont montré les gilets jaunes. Philippe Murer nous présente une méthode simple dans un programme détaillé pour faire une transition respectueuse de notre environnement, restauratrice de nos territoires, valorisante pour nos emplois et protectrice de l’avenir de nos enfants. De l’agriculture bio à la crise de l’éolien, l’ouvrage propose des objectifs (comme le 100 % bio) à travers une lecture thématique et accessible des grands problèmes écologiques (obsolescence programmée, artificialisation des sols, fin des énergies fossiles). Loin du capitalisme vert comme du catastrophisme incapacitant, cet ouvrage nous montre le visage d’une écologie réconciliée avec le peuple et ambitieuse pour l’avenir.
UNE HISTOIRE NATURELLE DU SOL
Le sol est l’origine du monde, car il le porte, le nourrit et le protège. Il est construit par sa biodiversité, qui représente 25 % des espèces connues. Il fourmille d’animaux et de microbes qui vivent et se nourrissent de façons incroyablement variées ; cette diversité assure tout simplement… le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Le sol fait aussi la fertilité des océans, régule le cours des rivières et modifie le climat. C’est une puissante et étonnante construction du monde vivant. Hélas ! Méconnaissant le sol, qui nous paraît opaque et sale, nous l’avons endommagé depuis des millénaires. Urbanisation, agricultures inadaptées, salinisation, pollution… l’empêchent d’assurer ses services inestimables et il disparaît sous nos yeux par érosion. Marc-André Selosse nous invite à un magnifique périple souterrain, accessible à tous, entre les composants du sol et sa vie débordante. Il nous fait découvrir la partie souterraine et méconnue des plantes. Enfin, il conclut avec optimisme sur les gestes grâce auxquels nous transmettrons des sols intacts aux générations futures. Car ceux-ci peuvent devenir des outils de développement durable. Avec sa faconde habituelle et un brin d’humour dans l’illustration, l’auteur nous raconte simplement le sol et éclaire de nombreuses observations banales. En comprenant ce sol que nous piétinons, nous retisserons notre lien perdu au monde naturel.
L’EMPREINTE EAU
Le caractère limité de l’eau douce disponible est aujourd’hui une réalité incontestable et engage à revoir de toute urgence la manière d’estimer notre consommation d’eau. Apparu dans les dix dernières années, le concept d’empreinte eau s’inspire de la notion d’empreinte écologique et tente d’estimer l’intégralité des quantités d’eau nécessaires à la production de ce que nous consommons. Il ambitionne aussi de contrôler les pollutions induites sur l’eau et les milieux aquatiques. Cette nouvelle perception » intégrée » de l’eau propose de distinguer trois grands types d’eau : l’eau bleue des nappes et des rivières, l’eau verte contenue dans les sols et l’eau grise, l’eau usée qui est retraitée. Pour bien maîtriser notre empreinte eau individuelle, il faut donc tenir compte de notre consommation d’eau bleue ou verte locale (l’eau des réseaux ou de pluie) mais aussi de toute l’eau contenue virtuellement dans les produits que nous achetons et qui a été réellement consommée ailleurs, appelée eau virtuelle. Sous cet angle inédit, plusieurs questions se posent désormais. Combien d’eau consommons-nous exactement et quelle eau contribue à notre mode de vie ? Où se situent les gaspillages les plus importants d’eau ? Comment les réduire ? Le commerce de produits alimentaires peut-il être une solution à la crise mondiale de l’eau ? Comment l’eau est-elle aujourd’hui ou sera-t-elle demain un ingrédient à la fois des crises de notre monde et de leurs solutions ? Grâce à une présentation des concepts et de leurs implications concrètes, ce livre ouvre des perspectives et propose de nouvelles solutions pour tenter de résoudre la crise de l’eau.
MANIFESTE POUR UNE AGRICULTURE DURABLE
La mondialisation et la “révolution verte” n’ont pas tenu leurs promesses, car toutes deux sont des idéologies qui ne prennent pas en compte la réalité. Désormais, les citoyens français protestent contre ce modèle archaïque et demandent à l’agriculture d’évoluer vers plus de durabilité, en produisant des aliments de qualité et en assurant aux paysans une pérennité de leur métier. Présenter l’agriculture durable comme une solution pour cette France qui importe sa nourriture et ses produits manufacturés de pays à bas salaires peut paraître utopique. Or, elle porte en elle deux atouts fondamentaux : d’une part, nous pouvons nous passer de biens industriels, mais pas de nourriture ; d’autre part, elle est la seule source durable de richesse des nations. L’humanité ne cesse de s’appauvrir en éventrant la terre pour lui prendre ses minerais et son énergie fossile, pourtant elle pourrait simplement s’enrichir en cultivant la terre selon les principes de durabilité. Ce manifeste redonne à l’agriculture le rôle central qu’elle a toujours occupé dans les civilisations. Il propose des solutions pour la faire évoluer en la rendant à la fois durable et qualitative.
LES IMPOSTEURS DU BIO
Pour répondre à l’engouement pour les produits biologiques, et surtout pour mettre la main sur cette nouvelle manne, les multinationales de l’agroalimentaire, devenues expertes en greenwashing, ont lancé une multitude de produits supposés bios, écoresponsables, éthiques, etc. Le constat de l’auteur est édifiant : ces produits, souvent vendus avec des marges abusives, ne sont pas tous, loin s’en faut, bons pour la santé des consommateurs ou pour la planète. D’autant qu’en France un tiers des produits bios sont importés de certains pays lointains où le laxisme voire la corruption sont de véritables fléaux. Devenu ardent détracteur de la malbouffe, Christophe Brusset, ancien trader de l’agroalimentaire, mène une enquête décapante sur ces industriels du food-business producteurs, transformateurs, distributeurs, etc.) qui continuent inlassablement de vous tromper au détriment de votre santé… et de vos finances
LA FABRIQUE DES CRETINS
Jean-Paul Brighelli, agrégé de lettres modernes, est un enseignant et essayiste français. Auteur de nombreux ouvrages, il a été révélé au grand public lors de la sortie en 2005 de son livre : « La fabrique du crétin » où il décrit le comment et le pourquoi de l’effondrement du système éducatif français. Un constat amer secondé par une version complémentaire en 2021. L’École de la transmission des savoirs et de la formation des citoyens est à l’agonie. Elle accomplit aujourd’hui ce pour quoi on l’a programmée voici un demi-siècle : adaptée aux nécessités du marché, elle fabrique à la chaîne une masse de consommateurs semi-illettrés et satisfaits d’eux-mêmes. Soucieuse d’élaborer enfin l’égalité promise par la République en nivelant par le bas, elle a réussi à détruire ce que la France avait mis deux cents ans à élaborer. Plus de quinze ans après avoir prédit sa mort programmée, Jean-Paul Brighelli revient au chevet de l’École et la trouve plus mal en point que jamais. Collège unique, » pédagogisme « , méthode globale, regroupement familial, laïcité à géométrie variable… les causes sont nombreuses, et l’action de Jean-Michel Blanquer – dont il dresse aussi le bilan contrasté – n’a pu empêcher la déroute, surtout en temps de Covid.
LE BUG HUMAIN
Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d’un cerveau toujours plus performant (l’homme s‘est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter
Dans cet ouvrage, le journaliste Fabrice Nicolino (fondateur des
Coquelicots) raconte, à travers l’exemple des pesticides appelés SDHI, les
liens trop étroits entre fabricants de produits phytosanitaires et organismes
de vigilance publics français. Imaginez. Vous vivez dans un pays démocratique,
bardé d’institutions et d’organismes de protection, et voilà que vous apprenez
l’existence des SDHI. Des pesticides qui entendent trucider champignons et
moisissures dans les récoltes. Sans que vous l’ayez su, ils sont partout : sur
80 % des surfaces de blé, sur l’orge, les arbres fruitiers, les tomates, les
semences, les pommes de terre, les terrains de foot et de sport, les golfs.
Vous vous renseignez un peu, et vous découvrez que des scientifiques de
réputation mondiale ont prévenu dès octobre 2017 les autorités. Pour eux, le
danger est immense, car les SDHI s’attaquent à la fonction respiratoire de tous
les êtres vivants – la SDH. Et donc aux humains.
ADDITIFS ALIMENTAIRES, DANGER
Le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner, le plus à jour du marché à mettre dans sa poche pour faire les courses. Qu’est-ce qu’un additif alimentaire ? C’est la question que se posent de nombreux consommateurs qui voudraient bien savoir ce qui se cache dans la liste des ingrédients, sous des noms ou des codes bien mystérieux. Muni de ce guide facile à utiliser, vous serez enfin capable de savoir ce que sont la plupart des ingrédients cités sur les emballages et vous aurez le pouvoir de décider d’acheter ou non les produits concernés. Pour chaque additif, un code couleur : rouge (à éviter, danger !) – orange (rapports scientifiques contradictoires) – vert (inoffensif à ce jour). Après plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la toxicité des additifs alimentaires, dont 2 ans passés à comparer de nombreuses études internationales sur le sujet, Corinne Gouget a permis de vous donner la possibilité de savoir ce que vous mangez. Table des matières : Lettre ouverte à mes lecteurs – Messages pour les enfants et les adolescents – Pourquoi et comment utiliser ce guide ? – Bonne nouvelle au sujet des 6 colorants – La stévia – Tableau des additifs – Du E100 au E1520 – Index alphabétique – E951 ou aspartame – E621 ou glutamate monosodique – L’acide citrique – Additifs génotoxiques – Maltodextrine – Additifs et aliments pour animaux de compagnie – Additifs sans « E… » – Références diverses, Internet, bibliographiques – Produits testés pour vous, etc.
ET LE MONDE DEVINT SILENCIEUX
Comment l’industrie des pesticides a orchestré le plus grand désastre écologique du début du XXIe siècle. Souvenez-vous de la route des vacances. Il y a seulement vingt-cinq ans, il était impossible de traverser le pays en voiture sans s’arrêter pour éclaircir le pare-brise, où des myriades d’insectes s’écrasaient. Cette vie bourdonnante s’est comme évaporée. Depuis le début des années 2000, les géants de l’agrochimie ont installé́ l’idée que la disparition des insectes était une énigme. Cette conjonction mystérieuse serait due à de multiples facteurs, tous mis sur un pied d’égalité : destruction des habitats, maladies, espèces invasives, éclairage nocturne, mauvaises pratiques apicoles, changement climatique… En réalité, la cause dominante de ce désastre est l’usage massif des pesticides néonicotinoïdes. Depuis leur introduction dans les années 1990, les trois quarts de la quantité d’insectes volants ont disparu des campagnes d’Europe occidentale. Ce livre montre comment les firmes agrochimiques ont rendu possible cette catastrophe, en truquant le débat public par l’instrumentalisation de la science, de la réglementation et de l’expertise. Voici le récit complet et précis de l’enchaînement de ces manipulations, les raisons de ce scandale. Stéphane Foucart est journaliste au Monde, où il couvre les sciences de l’environnement. Il a été́ lauréat, en 2018 avec Stéphane Horel, de l’European Press Prize, catégorie « investigation ».
UN EMPOISONNEMENT UNIVERSEL
Une enquête redoutable sur l’invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement. C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés plus de 70 millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ? Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comme les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ? Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse.
LA FABRIQUE DU CRETIN DIGITAL
La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones,
tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès
2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures
d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans,
ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1
000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire
d’une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années
scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires).
Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin
d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes
conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire,
espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression,
conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage,
concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la
réussite scolaire des jeunes. « Ce que nous faisons subir à nos enfants est
inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle
expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle »,
« L’exposition aux produits chimiques toxiques étant planétaire, ses effets indésirables prennent aujourd’hui la forme d’une pandémie silencieuse ». Très tôt confronté aux victimes de pollution chimique, comme celle de Minamata, au Japon, dans les années 1970, le chercheur danois tire ici la sonnette d’alarme et tout le monde en prend pour son grade. Les États qui peinent à légiférer, les médias qui relativisent, les laboratoires de recherche qui reproduisent sans cesse les mêmes expériences reculant ainsi les décisions à prendre. Aujourd’hui, un enfant sur six souffre d’une anomalie du développement neurologique, un sur huit de déficit de l’attention, un sur soixante-huit d’un trouble du spectre autistique… Ce livre est un cri d’alarme. Il montre comment des produits chimiques – le mercure, l’arsenic, le plomb, les pesticides, les PCB, etc – que nous croisons tous les jours dans nos environnements, menacent, de façon insidieuse, le développement du cerveau. Cet empoisonnement invisible commence dès les premiers instants de la vie, alors que l’enfant se trouve encore dans le ventre de sa mère. Or, le cerveau, organe particulièrement vulnérable, est unique, irremplaçable. Les dégâts sont irréversibles et lourds de conséquences pour l’individu comme pour la société. Il est urgent de réagir ! Les solutions existent, mais elles nécessitent une prise de conscience immédiate. Certains poisons, déjà identifiés, doivent être interdits. Nous devons également exiger des tests systématiques pour tout nouvel élément mis sur le marché, ainsi que des contrôles de nos industries. Il est encore possible de protéger les générations futures et il ne faut plus attendre ! Philippe Grandjean est professeur de médecine de l’environnement à la Syddansk Universitet à Odense (Danemark) et, depuis 2003, professeur adjoint en hygiène de l’environnement à la Harvard School of Public Health. Il est également consultant dans le domaine de la toxicologie au Conseil national danois de la santé. En 2004, il a reçu le « Mercury Madness Award » de huit organismes environnementaux américains en récompense de son excellent travail scientifique d’intérêt public et, en 2012, le prix de communication scientifique de la Syddansk Universitet.
LE LIVRE NOIR DE L’AGRICULTURE
Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. La confiance est rompue. Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance. La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison. Mais si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive. Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd’hui, travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.
LES CARTELS DU LAIT
La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après 50 ans d’encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d’un encadrement économique par le marché et » l’autorégulation « . Au détriment des éleveurs et des consommateurs. Les publicités préconisant la consommation de » trois produits laitiers par jour » nous le rappellent sans cesse : » Le lait, c’est la vie « . En réalité, le lait, c’est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d’avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu’ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus. La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l’exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année. Les géants français du lait (Lactalis, Bongrain, Danone, Bel ou Senoble), imités par les mastodontes de la coopération (Sodiaal, Agrial, Lai¨ta), collectionnent les marques et impriment leurs méthodes sur la profession. L’une d’elles s’appelle » l’entente « . C’est le jeu secret des cartels constitués par les industriels pour se partager les marchés, décider des hausses de prix aux distributeurs, ou maintenir au plus bas le prix d’achat aux éleveurs, de plus en plus exsangues. Leur objectif : faire fi des petits producteurs et des consommateurs, comme des pouvoirs publics.
Partout, l’heure est à l’intensification de l’exploitation
industrielle des « ressources naturelles ». Forêts, eau douce, minerais, sable,
rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages
grandioses : tout y passe ! La justification de ces efforts est partout la même
: cette exploitation est un facteur de la vision universelle de croissance qu’on
nous dit être la seule voie possible, alors que ce système fait que les emplois
manquent et les États sont endettés. Si ce phénomène suscite des débats,
ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l’exploitation des
richesses naturelles et le profit sans imaginer la fin de ces ressources ?
Et si, au lieu de se préoccuper de la façon de ne pas partager ce « gâteau », on
s’interrogeait plutôt sur la pertinence même de le consommer ? Notre fuite avant
ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat
terrestre et de nos sociétés… Ne
pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, hors de l’idée d’un monde sans
limites.
L’anthropocène est l’ère géologie marquée par la dégradation de l’homme sur son environnement naturel. Commencée au 19ème siècle, l’accélération du pillage environnemental qui ne cesse de s’accélérer depuis le second conflit mondial se rapproche du seuil critique, dans un aveuglement sans égal. Le monde concurrentiel et sa course folle, sur la seule conduite de la finance, nous occulte les réalités des ressources planétaires et du (court) temps qu’il nous reste à en disposer. La vidéo de cette conférence et débat, conduite par Frédérick Lemarchand (Codirecteur du Pôle RISQUES MRSH-CNRS, Chercheur au CERREV, Université de Caen), révèle la gravité extrême de notre proche avenir. Elle s’est tenue en septembre 2017, lors du colloque de Cerisy-la-Salle.
Printemps silencieux (Silent Spring) est le livre par lequel, tout a commencé. Ecrit par la biologiste Rachel Carson il est et publié aux États-Unis en septembre 1962. Ce livre est connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste, provoquer la prise de conscience par le public des problèmes liés aux pesticides, à la pollution et pour l’environnement. Printemps silencieux contribua à l’interdiction du pesticide DDT ou dichlorodiphényltrichloroéthane aux États-Unis en 1972. Rachel Carson accusait déjà l’industrie chimique de pratiquer la désinformation, et les autorités publiques de répondre aux attentes de l’industrie chimique sans se poser de questions…
GLENN ALBRECHT PENSEUR DE LA SOLASTALGIE
La solastalgie est l’éco-anxiété environnementale. L’ampleur des bouleversements de l’Anthropocène est telle que les mots pour décrire les émotions n’existent pas toujours. L’éminent scientifique Glenn Albrecht (ex Professeur de développement durable à l’université de Murdoch en Australie occidentale, membre honoraire de la School of Geosciences de la Sydney University) propose une vision du monde nouvelle pour sortir de la crise écologique. En créant le concept de Symbiocène qui se substitue à l’ère Anthropocène il nous conduit à inventer de nouveaux noms pour qu’advienne un nouveau monde.
ENGRAIS VERTS ET FERTILITE DES SOLS
Dans la nature sauvage, les plantes contribuent patiemment à créer la fertilité du sol qui leur est favorable par l’action chimique, physique et biologique de leurs racines, par leurs prélèvements dans le sous-sol et dans l’atmosphère, par leurs restitutions organiques… Elles se comportent ainsi comme tout être vivant qui cherche à améliorer le milieu de vie à son profit. Cela ouvre de grandes perspectives pour l’agriculture qui peut utiliser le végétal non seulement pour la récolte directe mais aussi et d’abord pour augmenter à peu de frais et sans polluer la fécondité de la terre qu’il cultive. C’est le but assigné à la plante utilisée comme engrais vert. L’auteur démontre combien une rotation culturale bien pensée permet, en utilisant les « compétences » de la nature, une fertilité importante tout en maîtrisant la flore adventice indésirable. Il offre également un inventaire exhaustif des espèces utilisables comme engrais verts et de l’intérêt de chacune d’elles pour l’ensemble des types de culture. L’ouvrage se compose de 6 parties : les données méconnues ou négligées dans l’enseignement et la pratique agricoles pour aider à mieux comprendre l’intérêt des engrais verts ; l’importance des systèmes radiculaires pour élaborer les techniques appropriées ; les principaux rôles connus ou méconnus des engrais verts ; la pratique des engrais verts ; les atouts encore peu connus de « l’engrais vert du bon dieu », la flore spontanée. Contrôlée judicieusement, non aveuglément arrachée, elle peut devenir très efficace et peut perdre son statut de « mauvaise herbe ».
BIOLOGIE DU SOL ET AGRICULTURE DURABLE
(Livre de référence technique, qui n’est hélas plus édité) Existe-t-il des solutions alternatives à la destruction des écosystèmes par les labours et les apports de fertilisants chimiques ainsi qu’à la déforestation pour trouver des espaces à cultiver ? Cet ouvrage explique comment le développement de techniques respectueuses de la biologie tellurique, scientifiquement étudiées depuis une cinquantaine d’années, nous permettent aujourd’hui de changer de direction pour aller vers une agriculture calquant son raisonnement sur les mécanismes naturels observés sur le terrain. Cette nouvelle agriculture repose sur l’élevage des microanimaux et des micro-végétaux telluriques dont les activités enzymatiques permettent la croissance des plantes depuis des millions d’années : bactéries, champignons, vers de terre, nématodes, collemboles et autres protozoaires. Nous commençons à les connaître, à savoir les apprivoiser, à les nourrir, à les utiliser pour nous aider à produire et à protéger nos cultures. Dans ce livre, vous trouverez les éléments de réflexion qui permettront de faire évoluer les systèmes de production et la gestion du sol : la vie du sol et les matières organiques ; les organismes telluriques ; la fertilisation par l’accomplissement des cycles naturels de la décomposition des matières organiques. Même si de nombreuses questions restent en suspens et doivent faire l’objet de recherches précises, il est urgent d’appliquer à grande échelle les principes, expérimentés aujourd’hui sur plusieurs millions d’hectares à travers le monde, d’une agriculture respectueuse des micro-organismes et des règles écologiques qui gouvernent les biomasses végétales. C’est ainsi que se dessinera petit à petit l’écoagriculture du futur.
VOUS ETES FOUS D’AVALER CA
Matières premières avariées, marchandises trafiquées,
contrôles d’hygiène contournés, Christophe Brusset dénonce les multiples
dérives dont il a été le complice ou le témoin dans les coulisses de
l’industrie agroalimentaire. Ingénieur de haut niveau devenu dirigeant au sein
de groupes internationaux, à 44 ans, il a décidé de « faire son
devoir » et de briser la loi du silence.
Piment indien rempli de crottes de souris, thé vert de Chine bourré de
pesticides, faux safran marocain, viande de cheval transformée en boeuf,
confiture de fraises sans fraises, origan coupé aux feuilles d’olivier, etc.
Les arnaques qu’il révèle sont nombreuses mais ses conseils rassemblés dans son
« guide de survie en magasin » devraient vous permettre d’en déjouer la
plupart. Son récit effarant est une plongée saisissante et pleine d’humour dans
un monde souvent sans foi ni loi. « Soyons directs, ce qui intéresse les
industriels, c’est votre argent. Pas votre bonheur ni votre santé ! »
MON PETIT JARDIN EN PERMACULTURE
Comment récolter 300 kg de fruits et légumes dans 150 m² ? Joseph Chauffrey invite les lecteurs dans son jardin urbain. Il leur dévoile, pas à pas, comment transformer leur jardin en un lieu vivant et ultra-productif grâce à la permaculture. Il cultive un potager de 25 m² et un verger, et optimise les moindres espaces disponibles (sur le toit du garage, bottes de paille sur la terrasse, cultures verticales…). Il propose des solutions accessibles et rapides, visibles dès la première année. Plus qu’un témoignage, une véritable expérimentation, dans un but d’autosuffisance et selon une démarche scientifique
FACE A L’EFFONDREMENT, SI J’ETAIS MAIRE ?
28 « banques systémiques » détiennent 300 fois plus de « produits dérivés » que n’en a la France ou son Produit intérieur brut. 720 000 milliards contre 2000 milliards. Rien qu’en France les « produits dérivés » c’est 4 banques et 44 fois le PIB. C’est, plus ou moins, les dettes privées et publiques. La probabilité d’un effondrement est proche, avec causes nombreuses. Crises géopolitiques, financières, économiques, sociales, écologiques et désorganisation des réseaux de distribution : d’où viendront les premiers symptômes ? Or, en cas de problème, vers qui vont se tourner les citoyens ? Vers leur maire ! C’est pourquoi il est prudent de se préparer à l’autonomie et à la résilience. Face à l’effondrement, si j’étais maire ? est une alerte à l’intention des élus ― en particulier les maires et les conseillers des communes rurales ― ainsi que des citoyens : comment organiser l’autonomie des services vitaux des communes et, sans rien attendre de l’Etat, les rendre les plus résilientes possible ?
LOBBYTOMIE
Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie,
de l’amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les « lobbies » de façon
abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées
de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage.
Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur
influence n’a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience
des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique et de la sauvegarde de
l’environnement.
C’est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d’enquête,
nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies,
Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes
usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits
nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables
mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de
l’intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits
d’intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des
politiques publiques. Mais les citoyens n’ont pas choisi d’être soumis aux
projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant
ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir
comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre
système en « lobbytomie ».
100 JOURS SANS SUPERMARCHE
« Après une rencontre décisive avec un producteur et la découverte des dommages causés par la grande distribution sur le monde agricole, j’ai décidé de me passer des supermarchés pour consommer exclusivement en circuits courts. Ce qui était un défi a bouleversé mes habitudes. L’expérience m’a permis de découvrir un nouveau monde, celui des produits fermiers, des saveurs oubliées et des circuits salvateurs pour les agriculteurs. J’ai appris à me nourrir différemment pour être en meilleure santé, tout en respectant la planète. J’ai compris qu’on pouvait dépenser moins en consommant mieux. Ce défi m’a aussi permis de découvrir des solutions alternatives partout en France, d’enquêter sur les réseaux de ventes directes du producteur au consommateur en plein essor, de dénicher les bonnes adresses et, cerise sur le panier, de me sentir en pleine forme. » Une aventure moderne qui donne envie de consommer autrement, pour aider les producteurs tout en prenant soin de soi, des autres et du monde qui nous entoure.
IRRESPIRABLE
Le scandale
de la qualité de l’air en France – À en croire l’État, depuis
quelques années, la qualité de notre air s’améliore… Un discours en parfait
décalage avec la parole des plus éminents scientifiques qui considèrent que la
pollution atmosphérique ne diminue pas mais qu’elle se transforme… pour être
encore plus nuisible. De quoi est véritablement composé l’air que nous
respirons dans l’Hexagone ? Pourquoi la France est-elle dans le collimateur de
la Commission européenne ? Nos dirigeants auraient-ils délibérément laissé les
lobbies industriels et agricoles prendre les commandes ? Pendant près de
deux ans d’enquête, dans toute la France et à Bruxelles, l’auteur a donné la
parole aux experts, aux politiques, et aux victimes pour répondre à toutes ces
questions. Oui, quelque chose cloche dans le ciel français et, non, l’air de la
campagne n’est pas plus sain que celui des villes. Mais cet ouvrage redonne
également espoir en mettant en lumière le sursaut citoyen qui commence à faire
bouger les lignes. Car savoir, c’est le début du pouvoir. Pourquoi un tel
décalage entre les normes officielles et nos relevés ? Jean-Christophe Brisard
décortique le « scandale des pressions, collusions et mensonge pour que rien ne
change ». Il a lui-même quitté la capitale quand sa fille a fait de l’asthme : « J’ai
fait beaucoup d’enquêtes sur les trafics de drogue et d’arme. J’en étais
surpris, mais je me suis retrouvé face aux mêmes logiques de dissimulation et
d’intimidation. Les scientifiques savent qu’on mesure les mauvais polluants,
qu’on ment à la population. Récemment, il y a eu un pic de pollution. Paris et
Lyon ont pris des mesures de restriction de circulation à partir du seuil de PM
10, des particules assez grosses qui irritent, certes. Mais dont la dangerosité
est bien moindre que celle des particules fines et ultrafines. Le ministère de
la Transition écologique se justifie en expliquant qu’on ne sait pas mesurer
les plus petits polluants. C’est faux. » Alors pourquoi ne pas les
mesurer ? « Parce qu’au lieu d’avoir des pics de pollution quelques
jours par an, on serait presque toujours en pic si on mesurait les vrais
polluants dangereux. »
LES PREDATEURS
Enquête dans l’exemple, du système opaque qui nous entoure, unissant les personnalités politiques sous la coupe des « grands patrons » milliardaires et leurs intérêt individuels. Ces derniers « poursuivent deux buts : échapper à la fiscalité et bénéficier (…) de l’argent public ». Ces « prédateurs de la finance » utilisent les ressources de l’État pour leur enrichissement personnel. Les auteurs s’attachent ici au Canadien Paul Desmarais et au Belge Albert Frère (mort fin 2018), et à leurs montages financiers, sur fond de complicités politiques. Pendant près de trois ans, ils ont enquêté sur le rachat en 2006 du groupe de restauration Quick, appartenant à Frère, par la Caisse des dépôts et consignations (banque publique au service de l’intérêt général et garante des retraites…) française, une opération étonnamment intéressante pour le vendeur. En tirant le fil Quick, ils en viennent au rachat d’une raffinerie de pétrole au Texas par le groupe brésilien nationalisé Petrobras et à la vente de mines d’uranium à l’entreprise publique Areva. Oui, l’argent de ces prédateurs, c’était le nôtre… Apprenez comment et pourquoi, au coeur de cette compromission de la République, Gaz de France, vous a été volé…
GOUVERNER PAR LE CHAOS
La technique des gouvernements est ici révélée. L’ingénierie politico-sociale consiste ni plus ni moins dans un travail de programmation et de conditionnement des comportements. Les sociétés humaines, en tant que systèmes d’information, peuvent ainsi être reconfigurées dans le sens d’une harmonisation, homogénéisation, standardisation des normes et des procédures, afin de conférer à celles et ceux qui les pilotent une meilleure vue d’ensemble et un meilleur contrôle, l’idéal étant de parvenir à fusionner la multitude des groupes humains hétérogènes dans un seul groupe. La technique utilisée pour atteindre l’objectif intermédiaire de découplage entre le réel et la raison se situe au croisement de toutes les sciences de la gestion, et c’est « l’ingénierie des perceptions ». En centralisant l’ordre et le pouvoir d’une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués, l’ingénierie sociale permet l’infiltration des esprits, l’analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle nos comportements à distance…
HOMO DEUS : UNE BREVE HISTOIRE DE L’AVENIR
On peut adhérer ou ne pas adhérer, vouloir l’ignorer… Autour de nous certains imaginent l’avenir et influencent les pouvoirs dans leurs desseins de dominations. Prendre connaissance des technologies sur lesquelles s’appuient les tenants du transhumanisme, pendre connaissance des faiblesses intrinsèques de la capacité humaine à s’auto-contrôler dans l’évolution du désir, fait partie de la panoplie pour regarder en face, le monde d’en face : identifier ce que pourraient produire à terme les logiques sociétales à l’œuvre aujourd’hui, si des humains ne se mobilisent pas pour les freiner.
PERDRE LA TERRE – HISTOIRE DE NOTRE TEMPS
En 1979, à peu près tout ce que nous comprenons à l’heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l’établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n’avons rien fait. Après des années d’enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, d’intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l’industrie pétrolière, rien n’a été fait pour stopper le changement climatique. Ce livre est aussi l’évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu’il ne soit vraiment trop tard.
COMMENT TOUT PEUT S’EFFONDRER
Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d’auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ? Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d’un possible effondrement et proposent un tour d’horizon interdisciplinaire de ce sujet – fort inconfortable – qu’ils nomment la « collapsologie ». En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d’entre nous, ce livre redonne de l’intelligibilité aux phénomènes de « crises » que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide, il est l’auteur de Nourrir l’Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014). Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques.
COMMENT RESTER ECOLO SANS FINIR DEPRESSIF
La société entière semble mûre pour devenir verte ! À un détail près : devenir « écolo », c’est basculer dans les affres du doute et des drames. Les limites sont atteintes, les espèces disparaissent sous nos yeux ébahis, notre ciel fait des siennes, notre cadre de vie change à vue d’œil… L’écologie est le royaume de la mauvaise nouvelle, et notre météo intérieure n’y est plus au beau fixe. On appelle cela l’éco-anxiété, la solastalgie (lire « Les émotions de la Terre ») dépression verte, le burn out bio. Les premiers à avoir dégusté sont les scientifiques et dans leur foulée les journalistes environnementaux et les militants d’ONG, qui ont alerté sans relâche. Une question nous tenaille : quel est leur secret pour rester debout ? Peuvent-ils nous montrer une voie, celle de la résilience, de l’acceptation, de la marche vers un avenir moins naïf et plus juste ? À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, Laure Noualhat va partir à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par « l’écodépression », qui lui confieront de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l’avenir. Ce n’est pas une thèse ni un livre de vulgarisation juste 245 pages pour se retrouver dans la paix avec soi-même.
Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources et des sols, pollutions, déchets… En deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète : » L’HOMME A MANGE LA TERRE. » La crise environnementale généralisée, dont les conséquences en perspectives ne sont plus ignorées, est de la responsabilité de tous ceux qui pensent que ce sont aux autres de réagir…
En cas de RUPTURE de la chaîne d’approvisionnement de nourriture pour une raison économique, technologique, politique, sociale, climatique, ou environnementale, ou plusieurs à la fois de manière systémique, la question n’est pas de savoir comment DEMAIN les instances dirigeantes vont-elles gérer la crise, mais plutôt de répondre à l’interrogation : AUJOURD’HUI, où en suis-je dans l’organisation de MA PROPRE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE avec ma famille, mon voisinage et les producteurs locaux ?
Sujet VITAL traité par peu de médias dans ses connaissances nouvelles. Découvrez des réponses factuelles pour prendre la mesure des risques liés au cycle de l’eau. Deux heures passionnantes, instructives, violentes, lucides, intelligentes, inspirantes. Emma Haziza est hydrologue, spécialiste de la résilience des territoires face aux risques climatiques extrêmes. Fondatrice de Mayane, centre de recherches appliquées dédié à l’adaptation climatique.
LES SOLS CES COMPAGNONS MECONNUS
Le sol est l’une des plus étonnantes constructions du monde vivant. Ils influencent le monde entier : depuis notre alimentation jusqu’à la fertilité des lacs et des océans, en passant par la régulation du cours des rivières et même le climat ! Hélas, durant des millénaires le sol a été géré sans conscience des blessures induites : urbanisation, agriculture intensive, érosion, salinisation… Non seulement il assure moins bien les services agricoles qui nous le rendent inestimable, mais il disparaît littéralement sous nos yeux par érosion.
NOS METIERS SONT DESTRUCTEURS
Voici l’appel à déserter d’étudiants d’AgroParisTech en pleine cérémonie des diplômes 2022.
Sur la scène de salle Gaveau, le 30 avril 2022, ils sont huit ingénieurs agronomes, diplômés de la prestigieuse école AgroParisTech : « Ne perdons pas notre temps, et surtout, ne laissons pas filer cette énergie qui bout quelque part en nous. De quelle vie voulons-nous ? » Ils appellent leurs camarades à « déserter » le chemin qui leur est ouvert vers des emplois qui participent aux « ravages sociaux et écologiques en cours ». « Trafiquer en labo des plantes pour des multinationales (…), inventer des labels “bonne conscience”, ou encore compter des grenouilles et des papillons pour que les bétonneurs puissent les faire disparaître légalement. A nos yeux, ces jobs sont destructeurs et les choisir, c’est nuire. »
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), salue sur Twitter ce « discours d’une exceptionnelle puissance », ajoutant : « Dans toutes les grandes écoles du monde il y a quelque chose qui est en train de se passer ». Depuis 2018, plus de 33.000 jeunes ingénieurs se sont ralliés au Manifeste pour un réveil écologique, lancé par des étudiants de Polytechnique ( https://youtu.be/eU98x7HfpY0 ), de l’Agro ou encore d’HEC.
LE PREMIER ETAT 100% BIO DANS LE MONDE
Au Sikkim, état du nord de l’Inde, situé dans l’Himalaya entre le Népal et le Bhoutan pays du BNB (qui est en passe de devenir aussi 100% Bio) l’utilisation de pesticides chimiques est interdite par la loi depuis 2016. Elle est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois mois.
En 2003, le gouvernement dirigé par le ministre en chef Pawan Kumar Chamling a décidé de convertir l’intégralité des terres cultivables de l’État à l’agriculture biologique. L’intégralité des terres ont été certifiée bio en 2013. Le gouvernement a lancé une campagne de reforestation en 2006. Il a interdit les sacs en plastique en 1997, a banni les plastiques à base de polystyrène en 2017, et promeut le transport par rail au profit de la route.
Extraits des conférences » Journée Sol Vivant au Havre » du 28 septembre 2019, avec le Dr Jean-Luc SALADIN et François MULET (Le blog du Dr Saladin est au lien suivant http://velopotageretcerveau.fr/ )
LA GUERRE DES GRAINES
Les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant.
BIO LOGIQUE
BIO-logique ou quand la parole est donnée aux agriculteurs BIO d’Île de France. Documentaire réalisé à partir de témoignages d’agriculteurs, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, apiculteurs ayant fait le choix de se convertir au BIO.
MANGER PEUT-IL NUIRE A LA SANTE ?
LES BLES ONT RAPETISSE, POURQUOI ?
Jadis élancés, les blés ont rapetissé. Pourquoi ? Parce que les variétés naines s’accordaient mieux avec les engrais à base de nitrates et de phosphates, matières à explosifs dont il fallait écouler les stocks accumulés durant la Seconde Guerre mondiale… Ces « petits blés » contiennent moins de gluten mais dotent celui-ci d’une élasticité renforcée que nous tolérons moins bien. Ce gluten tenace, niché dans de nombreux produits transformés, n’explique pourtant pas à lui seul l’épidémie actuelle. Les résidus grandissants de glyphosate, un herbicide, dans les aliments à base de céréales ont une part écrasante de responsabilité.
BIENTÔT DANS VOTRE ASSIETTE
En quinze ans, les organismes génétiquement modifiés ont profondément bouleversé les habitudes de production dans le monde agricole. Des firmes agrochimiques, à l’instar de Monsanto, ont donné naissance à des variétés de soja et de maïs, plus résistantes aux pesticides. Pour autant, des effets secondaires sont constatés par les éleveurs et agriculteurs. Au Danemark, où la quasi-totalité des animaux d’élevage est nourrie au soja transgénique, les éleveurs de cochon ont vu apparaître un mal nouveau, la mort jaune, une maladie gastrique qui tue 30% des bêtes. En Argentine, la culture transgénique a permis d’augmenter de 65% de la surface cultivable. Les riverains de ces exploitations dénoncent une pollution massive issue des pesticides
PEUT-ON INTERDIRE LES PESTICIDES ?
Débat sur le vif entre deux agriculteurs, l’un BIO, l’autre pas. Captation d’une réalité sans fard ou opinion externe, sur les paysans français, face aux enjeux de l’agroalimentaire… Ce documentaire de libre parole, qui n’est pas un montage ou une volonté de manipulation aveugle partisane, offre une synthèse honnête, dont aucun résumé ou raccourci n’est réellement possible. 57 minutes, sans filtre ni censure, à visionner en intégralité !
Filmé le14 juin 2019 au Café Associatif « Le Ptit Cerny » 1, rue de L’Egalité 91590 Cerny
L’ANTROPOCENE VOUS CONNAISSEZ ?
L’anthropocène est l’ère géologie marquée par la dégradation
de l’homme sur son environnement naturel. Commencée au 19ème siècle,
l’accélération du pillage environnemental qui ne cesse de s’accélérer depuis le
second conflit mondial se rapproche du seuil critique, dans un aveuglement sans
égal. Le monde concurrentiel et sa course folle, sur la seule conduite de la
finance, nous occulte les réalités des ressources planétaires et du (court)
temps qu’il nous reste à en disposer. Cette conférence et débat, conduite par
Frédérick Lemarchand (Codirecteur du Pôle RISQUES MRSH-CNRS, Chercheur au
CERREV, Université de Caen), révèle la gravité extrême de notre proche avenir.
Elle s’est tenue en septembre 2017, lors du colloque de Cerisy-la-Salle.
Ce documentaire référence de Coline Serreau montre, autour du monde, les
initiatives en cours pour une autre agriculture. Des hommes et des femmes mettent
en œuvre leurs propres solutions aux désordres environnementaux. La réalisatrice donne la parole au poète
paysan Pierre Rabhi, l’écologiste indienne Vandana Shiva, les spécialistes de
l’activité micro-biologique du sol Lydia et Claude Bourguignon, les paysans
sans terre du Brésil, l’association Kokopelli et M. Antoniets en Ukraine
LE MONDE SELON MONSANTO
Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois
continents, le film et le livre de Marie-Monique Robin, reconstituent la genèse
d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de
collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de
corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. Avec 17 500
salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une
implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des
OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire
industrielle. Production de PCB (pyralène), de polystyrène, d’herbicides
dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones
de croissance bovine et laitière (interdites en Europe): depuis sa création,
1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits.
Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour
résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle
prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de
l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise,
qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses
activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au
point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?
Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les
sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent
comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs
les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays
agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain
quart de siècle ?
La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ?
ADIEU PAYSANS
L’histoire paysanne en France et ses grands bouleversements de 1947. Pour comprendre comment nous avons pu en arriver là. Et comprendre ce qui doit changer dans le prochain siècle. ..
L’ARTIFICIALISATION DES SOLS
L’artificialisation des sols, en détruisant et en morcelant les espaces naturels, agricoles et forestiers, contribue directement à la dégradation des écosystèmes et à l’érosion de la biodiversité. Ce phénomène réduit le potentiel de production agricole et, à terme, menace notre autonomie alimentaire. En outre, il diminue les possibilités de lutte contre le changement climatique en limitant le stockage de carbone dans les sols. Ce modèle de développement peut aussi impliquer une dégradation du cadre de vie par un éloignement des emplois et des services publics ainsi qu’un faible accès aux transports en commun. Il est donc légitime que la lutte contre l’artificialisation des sols constitue un axe majeur du Plan biodiversité gouvrnemental, avec pour objectif de parvenir à « zéro artificialisation nette » (action N°10 du plan). Il va s’agir de limiter autant que possible la consommation de nouveaux espaces et, lorsque c’est impossible, de « rendre à la nature » l’équivalent des superficies consommées. Pour faciliter la compréhension et l’appropriation locale du phénomène d’artificialisation des sols par les collectivités locales, associations et citoyens, l’État a mis en ligne un observatoire de l’artificialisation depuis le 4 juillet 2019, date du premier anniversaire du Plan biodiversité (Cf. action N°7 du plan). L’observatoire est accessible par le lien suivant : https://artificialisation.biodiversitetousvivants.fr Dans la continuité du plan, ce sujet de l’artificialisation des sols est plus que jamais au cœur des préoccupations gouvernementales. Les ministres Julien Denormandie, Emmanuelle Wargon et Didier Guillaume, ont installé le 24 juillet, un groupe de travail partenarial composé d’acteurs de la société civile, de parlementaires, d’associations d’élus, d’ONG et de représentant d’aménageurs, pour construire la trajectoire du « zéro artificialisation nette ». L’enjeu est d’apporter la plus grande vigilance à nos modes d’urbanisation afin de consommer moinsde terres naturelles, agricoles et forestières, de privilégier dans la mesure du possible la réutilisation de secteurs déjà urbanisés (logements vacants, friches industrielles ou commerciales …) et de favoriser la conception et la construction d’opérations un peu plus compactes intégrant des espaces verts. Plus modestement, pour l’observatoire, le principal défi sera de se mettre en ordre de marche afin d’assurer l’évaluation des politiques publiques qui seront retenues et le suivi de la trajectoire du « zéro artificialisation nette ». Pascal Lory Conseiller en information géographique et spatiale auprès du Directeur Général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire – Ministère de la Cohésion des Territoires.
PEUT-ON ENCORE Y ECHAPPER ?
Plus de 300 principes actifs sont autorisés en France. Insecticides, fongicides ou herbicides… Avec plus de 65 000 tonnes épandus chaque année dans les cultures agricoles, la France reste l’un des premiers utilisateurs mondiaux de produits phytosanitaires. Les pesticides sont omniprésents dans l’air, l’eau, les sols et l’alimentation. Glyphosate, chlordécone, méthamsodium… constituent une pollution diffuse, permanente. Pas une semaine sans que la dangerosité des pesticides ne soit pointée du doigt par des associations environnementales, des chercheurs et des victimes. En plus de leur persistance dans l’environnement, un autre problème majeur est le nombre de produits existants. Dangereux, les pesticides peuvent l’être d’abord, de façon directe, pour les agriculteurs. En 2012, la maladie de Parkinson a ainsi été reconnue comme maladie professionnelle liée à l’usage des pesticides. Mais l’exposition touche aussi les riverains des zones agricoles et les consommateurs. Les pesticides ne s’arrêtent pas aux champs. Ils pénètrent dans les légumes et les fruits et que nous mangeons. Difficile de quantifier avec précision tous les méfaits de ces substances chimiques sur la santé. L’un des défis consiste à mesurer l’effet cocktail, autrement dit l’impact cumulé de plusieurs substances qui interagissent entre elles à l’échelle d’une vie. Comment agissent ces pesticides ? Quand y sommes-nous le plus exposés ? Et peut-on encore y échapper en se tournant vers le bio ? Documentaire et débat, diffusés sur France 5 le 17 décembre 2019
Des Coquelicots pour la Vie propose une soirée au théâtre.
Des Semences et des Hommes est une pièce pleine de poésie et d’humanisme. Elle est également une pièce pédagogique… Avec douceur et réalisme ( tout y est véridique) , le problème des OGM et des pesticides y est expliqué de manière concrète. Un spectacle inspirant, mis en scène par Michèle Couty, écrit par Fabien Rodhain.
La première représentation s’est tenue le samedi 16 Novembre 2019, dans le cadre du café associatif : ‘Le P’tit Cerny’ . La seconde représentation s’est tenue à Janville-sur-Juine le 14 décembre… Si vous souhaitez une représentation, contactez-nous….
Les chansons sont le ciment de la force et le miroir de toutes les déterminations humaines. Petits et grands, ces chansons de paix, d’amour et d’espoir sont pour vous.
L’occasion des élections municipales a été saisie en tant que moment de rapprochement, entre quelques postulants et le Collectif des Coquelicots. Nous notons, froidement et tristement, que depuis le scrutin, aucun élu(e) ou non élu(e) ne se manifeste plus à nous rejoindre dans nos rassemblements, ni même offrir un signe de vie à la faveur de la lutte contre les pesticides ?
Le tableau plus bas, résume dans l’honnêteté, que les prises de contacts n’ont été engagées que pour quelques communes, non représentatives à la pleine étendue du périmètre de nos membres de soutiens et sympathisants. En jaune, sont les candidats qui ont répondus lors de la campagne du premier et second tour : 3 au premier et 1 au second (sur 10 à vous de juger)… Nous publions leurs réponses dans l’ordre alphabétique des noms de communes et du tirage au sort des listes
La question sur les Cantines Scolaires Bio et les circuits courts locaux est de fait, intégrée en obligation, dans le « Projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » Article 11 en particulier.
Réponses de la liste de Christopher TRIERWEILER (représenté par Daniel Denibas)
Réponses de la liste de Catherine ESTRADE (avec l’approbation de l’ensemble de son équipe)
Le dernier rendez-vous mensuel s’est tenu le samedi 3 juillet 2021
Quand la terre sera devenue définitivement noyée sous la chimie irréversible, ce court métrage restera à la mémoire. On se souviendra de l’humour avec lequel la solitude du message annonciateur avait dû composer. On se souviendra du visage des enfants, héritiers de l’indifférence et du profit illusoire.
Merci aux amis de la vie.
Le refus d’accepter le déversement intensifié des poisons pesticides, anime notre détermination. Nous appelons le rassemblement vital et le courage des consciences citoyennes qui désirent que soit respecté le monde que nous devrons transmettre et protéger. La folie n’a que trop duré, d’accepter au nom de l’irraison pour l’argent facile d’industries, que de la chimie inconsidérée continue de tuer les sols nourriciers, la faune qui nous lie à la vie et l’eau que nous buvons. La lutte contre les pesticides, véritables menaces pour la vie, mérite une levée populaire unanime des drapeaux pour se libérer du fléau. Il ne suffit pas de le penser. Il faut le montrer pour l’imposer. REJOIGNEZ-NOUS !
Samedi 5 juin 2021
Samedi 1er Mai 2021
Samedi 3 avril 2021 Second anniversaire du Collectif
samedi 6 mars 2021
6 février 2021
Samedi 2 janvier 2021
Samedi décembre 2020 !
Vendredi 4 septembre 2020 18h30 – Final des deux années d’Acte 1 – Malgré l’annonce à notre choix que le parvis de la Mairie soit symboliquement déserté pour l’heure de clôture, quelques irréductibles se sont retrouvé pour célébrer les engagements réalisés et ouvrir, sans plus attendre l’Acte 2 : DES COQUELICOTS POUR LA VIE .
Une petite vidéo pour témoigner, le moment bilan à deux belles années de travail.
4 septembre 2020
Le rendez-vous de la convivialité a été donné, le temps d’une mémorable journée, à la découverte d’une étonnante ferme BIO de la région de Milly-la-Forêt, entouré d’animaux libres, heureux et sympathiques… L’évènement a été marqué par un animateur passionné et passionnant, professionnel aguerri de l’élevage et de l’agriculture biologique, dont la rencontre ne pouvait laisser indifférent. Un documentaire à diffuser et partager, est issu de ce grand moment.
Ni les congés aoutiens et ni la chaleur estivale, auront empêché la traditionnelle présence morale des Coquelicots de Milly-la-Forêt et environs, un premier vendredi du mois.
La récompense fut belle ! Des deux terrasses des cafés faisant face à la Mairie, des soutiens sont venus nous rejoindre, des applaudissements fournis, venant de toutes les tablées ont par deux fois fusé et les gens se sont levés pour encourager le contenu de nos discours pour la défense de la vie.
La vidéo, hélas, traduit très imparfaitement la ferveur et le nombre des présents. (Il est peu facile d’animer et de filmer en même temps !) MERCI aux belles rencontres et aux présences fidèles.
Le 7 août 2020
Près de 2 mois de confinement au nom de la santé de tous, nous nous ont renforcé d’alerter sur la dangerosité des produits phytosanitaires. Pendant le temps reclus, nous avons pu redécouvrir ce qui nous entoure, renouer avec l’essentiel, moins gaspiller, reconsidérer l’impact de nos activités humaines sur l’extraordinaire diversité de la vie sur terre. Le 3 juillet, à 18h30 nous l’avons confirmé devant la Mairie de Milly !
3 juillet 2020
Le mouvement national annonce cesser la formule mensuelle du 1er vendredi, en septembre… En attendant de savoir sous quelle forme nouvelle nous poursuivrons à nous retrouver, merci à l’ensemble de celles et ceux qui ont fait le bonheur fidèle et la fierté d’être ensemble, devant la mairie de Milly, depuis avril 2019.
Rassemblement du vendredi 5 juin devant la mairie de Milly la Forêt
89% des Français (sondage IFOP) sont pour une interdiction totale des pesticides, d’ici à cinq ans. Les arrêtés pro-santé et pro-biodiversité font souffler un retournement inexorable de la raison. Montrez-vous à être du juste côté, et non celui qui vous donnera des regrets !
Le soutien de la science, est sans appel ! Deux études récentes intiment de poursuivre nos efforts sans relâche face aux lobbies. La première décrit l’impensable: le crash en cours despopulations d’invertébrés terrestres en Europe est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. En clair, leur biomasse a chuté de 67% en 10 ans.« Ses résultats sont à vous glacer le sang », écrit Le Monde. Et les scientifiques n’ont aucun doute sur les causes de cet effondrement biblique, désignant « le recours systématique et prophylactique à la chimie de synthèse ». La seconde démontre de façon fracassante que nos autorités ne nous protègent pas. Sous la plume du CNRS, cela donne: «Les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines».
Le mouvement des Coquelicots en appelle aux plus hautes autorités de la République. REJOIGNEZ-NOUS !
Nos rassemblements « Des Coquelicots pour la Vie » se sont tenu chaque 1er samedi du mois à 11h00 devant la Mairie de Milly-la-Forêt ou autre lieu symbole, annoncé sur notre site et par le mail aux inscrits sur notre liste de sympathisants (inscrivez-vous). Ils sont pour l’heure suspendus… faute de participants !!! Nous avons besoin de vos présences et soutiens. Notre combat contre le Poison des Pesticides de synthèses est le vrai combat, celui pour la vie, celui de votre vie et celle de vos enfants ! Rien ne pourra réussir votre participation et celle de tous. Se taire c’est laisser faire. Ne pas agir c’est en être complice … Rejoignez-nous dans la dignité de défendre la vie !
Signez et diffusez la pétition pour la qualité de l’eau du robinet dans le sud de l’Essonne.
Enregistrez, imprimez et diffusez l’affiche ci-dessous et son flyer
89% des Français (sondage IFOP) sont pour une interdiction totale des pesticides, d’ici à cinq ans. Les arrêtés pro-santé et pro-biodiversité doivent faire souffler un retournement inexorable de la raison. Montrez-vous dès maintenant à être du juste côté pour l’avenir. Songez au moment ou vous n’aurez que des regrets et aucun droit à vous plaindre devant les constats, si vous ne faites rien !
Pour vous donner une idée, voici les données publiques d’achat de pesticides par code postal : http://www.data.eaufrance.fr/jdd/a69c8e76-13e1-4f87-9f9d-1705468b7221 Les quantités ont augmenté vertigineusement en 2018 sur le secteur de Milly-la-Forêt. Sachant qu’il s’agit de kilogrammes de substances SDHI actives et qu’il ne faut que quelques dizaines de grammes pour traiter un hectare (variable selon les produits), cela donne idée et urgence de la situation…
Comme plus d’un MILLION de signataires, nous avons contribué activement à l’objectif de la plus grande pétition de l’histoire de France. (Voir le lien ci-dessous).
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.